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Dior, la légèreté comme manifeste — Jonathan Anderson, printemps-été 2027

1 oct.
2 min de lecture

Paris prend le relais. Et Dior choisit de murmurer.

Au deuxième jour de la Fashion Week de Paris, Jonathan Anderson a présenté sa nouvelle collection femme printemps-été 2027 au Bassin octogonal du jardin des Tuileries. En plein air. Dans la brume.

Un défilé en hommage

Le show était dédié à Mathilde Favier, figure historique de la maison, disparue brutalement cet été. Un détail qui change tout. On ne regarde pas un défilé-hommage comme les autres.

L'invitation, elle, tenait dans la main : une paire de noix wenwan, ces noix chinoises que l'on fait rouler entre ses doigts. Un objet qui se polit avec le temps. Tout un programme.

Construire sans alourdir

Tout s'ouvre sur des vestes en mousseline transparente, posées sur des minijupes aux ourlets bruts. Le ton est donné : superposer, oui. Peser, jamais.

  • Des plis sur des plis, qui dessinent de petits paniers, clin d'œil discret aux silhouettes du XVIIIe siècle.

  • Des vestes recouvertes de pétales rose bébé, le moment texture de la collection.

  • Des pantalons en cuir argent ou cuivre, pour casser la douceur.

  • Des basques ondulantes, des franges, des imprimés mêlés, des pastels.

  • Et côté tailleur, une seule règle : plus le poignet est grand, mieux c'est.

Pas d'épaules tranchantes. Pas de lignes dures. Un Dior qui respire.

Les sacs, piliers de la maison

Anderson consolide ses nouveaux classiques, le Bow et le Cigale, et revisite les icônes : un nouveau Saddle, et un Lady Dior plus souple, en cuir tressé. La quincaillerie Dior court partout. Le sac reste le langage le plus lisible de la maison.

Un défilé qui divise

Au premier rang : Rihanna, Anya Taylor-Joy, Greta Lee. Dans la presse, on salue la technique et la poésie du jardin. Sur les forums, d'autres reprochent une collection trop chargée, qui oublierait que Dior est d'abord une affaire de silhouette.

La question est légitime. Mais elle passe peut-être à côté de l'essentiel.

Le regard ODY

Milan nous a parlé de pièces fortes. Dior nous parle de poids. Ou plutôt de son absence.

La légèreté n'est pas la facilité. C'est un choix. Celui de s'habiller sans s'armurer.

Alors cette saison, retire une couche. Garde celle qui te ressemble.

Sources : WWD, W Magazine, Whitewall, PurseBlog, theFashionSpot.

 
 
 

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